Noeux-les-Mines
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Mairie de Noeux-les-Mines : 101, Rue Nationale 62290 Noeux-les-Mines Tél : 03 21 61 38 00 Fax : 03 21 26 84 08

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Nœux-les-Mines.frGEOGRAPHIE
Le contexte géographique :

La ville de Noeux-les-Mines se situe au coeur du département du Pas-de- Calais, entre Béthune et Arras, et sur les premiers contreforts des collines d’Artois. Noeux-les-Mines est assise au cœur de ce qui était autrefois le bassin minier du Nord de la France, qui épouse les contours d’un vaste croissant dont l’extrémité Est débute à Aire sur la Lys et dont l’extrémité Ouest est délimitée par la région de Valenciennes.

L’ensemble du territoire communal est donc représentatif d’un relief typique de plaines (la grande plaine du nord), sur lesquels émergent deux terrils, vestiges de ce qui fut jadis la richesse locale, l’exploitation du minerai du charbon. La ville de Noeux-les-Mines fait également valoir de nos jours encore, un riche passé agricole, avec plus d’un tiers du territoire occupé par des exploitations de grandes dimensions.

Noeux-les-Mines compte une population de 12,069 habitants (recensement 1999), pour 5,200 foyers. Elle s’étend le long d’un axe principal Nord/Sud sur plus de 4 kilomètres, et possède une superficie de 884 hectares, dont 430 sont bâtis. L’altitude de la commune varie de 25 mètres à l’entrée nord à 52 mètres à l’extrémité Sud.

Juridiquement, Noeux-les-Mines dépend de l’arrondissement de Béthune. Elle est par ailleurs chef-lieu d’un canton regroupant les communes de Noeux, Beuvry, Labourse et Sailly-Labourse, soit au total 25,000 habitants. Monsieur Jacques Villedary, Maire de Noeux-les-Mines, en est le Conseiller Général.

Quelques repères historiques :

En l’absence de documents précis, il est bien difficile de dater la création de Noeux-les-Mines. Cependant, de nombreux objets exhumés dans le secteur de l’actuel centre-ville (bijoux, poteries, armes), nous permettent de supposer qu’une agglomération s ‘élevait sur le territoire aux alentours du IVème siècle.

Ce lieu a permis l’établissement d’une petite bourgade qui a pris le nom d’un seigneur local « Vitris ». Cette cité, lacustre à cette époque, fut saccagée à deux reprises au cours du IXème siècle, par des hordes de normands, débarquées à l’estuaire de la Canche et qui se dirigeait sur Arras. Un siècle plus tard, un clan d’une tribu saxonne s’installe sur les vestiges de l’ancienne cité et lui donne le nom de « Noewe », qui en langage teuton, signifie nouveau. Au fil des siècles, le nom va se transformer, en conservant toutefois l’étymologie du terme, pour devenir Nœu en 1532. La ville prend définitivement le nom de Noeux-les-Mines, suite à un décret du Président de la République Sadi Carnot, le 13 août 1887.

L’avènement du charbon :

A cette époque, la population de la ville est de 4,800 habitants. Ce nombre a été multiplié par quatre en l’espace de 30 ans, car au milieu du XIXème siècle se produit l’évènement le plus important de l’histoire locale : la découverte d’un gisement houiller. Partis de Oignies, les spécialistes remontent les veines charbonnières, arrivent dans le lensois, et, en 1850, suite à l’opiniâtreté d’un ingénieur Monsieur de Bracquemont, les premiers trépans s’implantent sur le territoire Nœuxois.

En 1851, la fosse n°1 dite de Bracquemont entre en activité, suivie en 1865 de la fosse du N°3. Noeux-les-Mines devient alors une commune caractéristique des cités minières, et l’urbanisme va s’en trouver modifié pour longtemps. Des quartiers sont construits à la hâte pour loger une main-d’œuvre abondante, issue notamment de plusieurs vagues d’immigration (polonaise et italienne notamment). Les compagnies des mines, progressivement « vont créer un Etat dans l’Etat » et gérer l’existence des mineurs et de leurs familles. Outre le logement, les compagnies des mines interviennent dans le secteur social, ont leurs propres magasins, leurs associations (sportives ou culturelles), leurs églises etc…
Les compagnies établissent une structure où le maître mot est la hiérarchie, une société organisée et assujettie à l’ordre établi.

Economiquement, cette période se caractérise par une grande prospérité, car l’exploitation minière permet l’établissement d’usines de sous-produits du charbon, telles l’industrie du coke, le goudron, le sulfate d’ammoniaque, les briquettes et les boulets de charbon, ces derniers étant utilisés comme combustible domestique. La quasi-totalité de cette production est exportée dans le pays ou à l’étranger.

Un premier coup d’arrêt est porté à l’essor de l’économie locale au mois d’août 1914. Depuis le 3, l’Allemagne a déclaré la guerre à la France et la ville accueille un contingent affecté à la surveillance des ouvrages d’art et des voies ferrées. A partir du mois d’octobre, une garnison s’installe à Noeux et, à partir de 1915, la commune fait partie intégrante du théâtre des opérations militaires. Située à huit kilomètres de la ligne de front (colline de Lorette, Vimy), la ville et sa population sont durement éprouvées par quatre années de conflit. Noeux-les-Mines sera citée à l’ordre des Armées en 1920 et reçoit la Croix de Guerre la même année (Croix de Guerre visible sur le blason de la ville).

A peine la collectivité a-t-elle le temps de relancer la mécanique industrielle que survient la drôle de guerre. Le 1er septembre 1939 la France déclare la guerre à l’Allemagne, et à partir de mai 1940, la ville comme toutes celles de la région subit la loi de l’occupant.

Il faudra attendre le 1er septembre 1944 pour assister à l’entrée dans Noeux-les-Mines d’un détachement allié de la VIIIème Armée, annonciateur de la libération.

Le temps pour les forces vives de la commune d’entreprendre la reconstruction de la ville, que l’économie locale est touchée de plein fouet par la récession minière, qui aboutit à la fermeture du dernier puits de mine en 1963. A la fin des années 60, Noeux-les-Mines se trouve dans la situation commune aux anciennes cités minières : un urbanisme d’un autre âge, une quantité importante de friches industrielles, un parc de logements vétuste, une économie exsangue, et une population qui a beaucoup de difficultés à se renouveler, les jeunes générations étant attirées par les centres urbains (la métropole lilloise notamment) leur offrant davantage de perspectives professionnelles.

Les années 70 vont donc être consacrées au renouveau : celui de l’urbanisme, de l’environnement et de l ‘aménagement du territoire, avec la mise en oeuvre de programmes de construction de logements neufs, la rénovation de l’habitat hérité du patrimoine des Houillères, le développement des infrastructures routières, des services, des équipements publics (sportifs et scolaires notamment). La transformation du secteur économique va s’opérer avec la reconversion vers des activités liées aux nouvelles technologies. Enfin, de nouvelles orientations vont radicalement transformer l’identité et le visage traditionnel de la commune.

Années 80 : Les bases du renouveau :

Le contexte socio-économique : Les années 80 vont être marquées par un fort contraste fort avec l’époque glorieuse de l’épopée minière, puisque jusque là, l’économie se trouvait concentrée exclusivement sur une seule activité : le charbon…avec ses dérivés. Deux parcs industriels vont être aménagés sur d’anciennes friches industrielles, une initiative menée à son terme sous la forme d’une structure intercommunale, animée par un Service d’Action Economique. La stabilité convainc des chefs d’entreprises à s’implanter sur ces zones, créant une importante manne d’emplois attirant une nouvelle population. Les Houillères Nationales, devenues CDF Chimie, ont donné une connotation particulière au tissu industriel du Nord de la France, axé principalement sur les activités chimiques et la plasturgie. La production s’est toutefois diversifiée vers l’agroalimentaire, l’électronique et la chaudronnerie. Les parcs industriels regroupent à ce jour 41 entreprises et emploient près de 1,100 personnes.

Un nouveau paysage urbain : Parallèlement aux préoccupations de développement économique, la Municipalité a mis en oeuvre un programme de transformation de l’urbanisme noeuxois. La physionomie générale de la commune est un héritage de son passé. En effet, les villes minières sont toutes calquées sur le même modèle : une voie principale, un développement urbain de part et d’autre de cet axe longitudinal. La Municipalité a donc souhaité instaurer une notion de nouveau centre ville et traiter les voies les plus fréquentées de manière à rendre la traversée de la ville plus agréable, tout en intégrant les notions inhérentes à la société actuelle : le confort, la sécurité et l’esthétique.

Au cours de la décennie 80-90, la ville a été lauréate à plusieurs reprises de concours nationaux relatifs à l’aménagement du territoire (Palmarès des Echarpes d’Or, Palmarès National de l’Habitat).
Dans le même temps, et dans un but de rééquilibrage de la ville, la Municipalité a décidé de créer un nouvel axe, perpendiculaire au CD 937, l’ « axe historique » Nord/Sud. Un axe Est/Ouest est donc en cours d’aménagement. D’un côté, il a essentiellement une vocation résidentielle, alors que l’autre extrémité est davantage destinée à l’implantation de structures commerciales et de loisirs.

Les espaces publics, les quartiers font également l’objet de cette reconquête du cadre de vie, sans oublier bien entendu l’attente prioritaire de tout administré : le logement. Le logement à Noeux-les-Mines est essentiellement de type individuel. Les grands ensembles sont inexistants. L’accession à la propriété stagne, dans la mesure où les parcelles et lotissements libres de constructeurs sont maintenant occupés. Par contre, les anciennes cités minières sont en cours de réhabilitation. Le neuf se conjugue avec le patrimoine ancien rénové. Les Houillères du Bassin Nord/Pas-de-Calais, à l’heure du déclin de l’exploitation minière, ont cré un certain nombre de filiales (S.I.A, Epinorpa), qui gèrent aujourd’hui un parc immobilier très important. Les habitations les plus vétustes sont abattues et remplacées par des programmes neufs. Certaines sont conservées autant par souci pratique que par volonté de conserver des éléments typiques de la région, mais bien évidemment dotées de tous les éléments du confort actuel. Ainsi, les anciennes cités du N°1 et du N°3 offrent une mixité « urbanistique » très cohérente.

Loisinord : Un pôle de développement touristique :

La redynamisation du tissu économique et la restructuration urbaine ont ouvert de nouvelles perspectives de développement communal, des perspectives confortées par la réalisation du complexe Loisinord.

Le concept Loisinord a été imaginé par Monsieur Jacques Villedary, Maire de la Commune, au début des années 80, à l’époque où les loisirs apparaissent comme un phénomène de société. Loisinord, à l’origine repose sur deux fondements majeurs : Requalifier un vaste périmètre dédié jadis à l’exploitation charbonnière et laissé depuis en friches, et rendre un certain nombre d’activités de tourisme et de loisirs accessibles à une population régionale la plus large possible. Le projet a été élaboré autour de deux grands axes structurants : l’un est classique, il s’agit d’un lac artificiel, l’autre est beaucoup plus original : Créer sur l’assise d’un ancien terril, une station de ski sur surface synthétique.

Plusieurs années ont été consacrées à la réalisation d’études spécifiques, de faisabilité et de rentabilité notamment, et à la recherche de partenariats institutionnels susceptibles d’accompagner les projets, en termes de financements. En juillet 1994, la base nautique ouvrait au public, suivie en mai 1996 de la station de ski.

Huit ans après son ouverture, Loisinord est devenu l’un des pôles touristiques les plus fréquentés du Pas de Calais, offrant un large panel d’activités nautiques : Baignade, kayak, voile, pédalo, planche à voile…. mais aussi le seul téléski nautique du Nord de la France. Sur l’ancien terril n°42 d’une hauteur de 70 mètres, a été aménagée la première station de ski artificielle de France, un équipement qui fonctionne toute l’année.

Une école de ski et une école de voile initient les enfants des classes de CM1 et CM2 du Sivom de la Gohelle (Structure intercommunale dont la vocation est de développer le site) à des disciplines jusqu’alors difficilement ou rarement accessibles. Cette initiation constitue un cycle trimestriel de sport scolaire.

Le complexe Loisinord assure une animation permanente, été comme hiver, et attire plus de 500.000 visiteurs par an.

Noeux-Les-Mines au quotidien :

Avec une population d’un peu plus de 12.000 habitants, Noeux-Les-Mines fait figure de ville de taille moyenne, notamment dans l’environnement très peuplé de l’ancien bassin minier, et au cœur d’une région Nord/Pas-de-Calais comptant plus de 4,1 millions d’habitants. Les statistiques montrent que la population active est relativement « éparpillée », un nombre important de Noeuxois est en effet employé sur la métropole lilloise et dans la région de Lens.

L’étude de la structure démographique fait apparaître une population jeune importante 30,60 % (taux moyen national 26,50 %). 28,50 % de la population se situe dans la catégorie 20 à 39 ans et 19,80 % de la population a entre 40 et 59 ans. Par contre, cette étude montre également que 21,10 % de la population a plus de 60 ans alors que la moyenne nationale est de 19,90 %.

Ville de taille moyenne, Noeux-Les-Mines possède un ensemble de services et d’équipements publics assurant à la population une parfaite autonomie : Crèche, Halte-garderie, services péri-scolaires, équipements scolaires (de la maternelle au BTS), services administratifs, centre culturel avec cinéma, maisons de retraite (pour certaines médicalisées), service de restauration et de portage de médicaments à domicile pour les personnes âgées, foyer de l’Association des Paralysés de France…

L’une des particularités de Noeux-les-Mines est la richesse de son secteur associatif. Pus de 110 associations assurent une animation permanente tout au long de l’année, notamment dans les domaines sportifs et culturels, et douze d’entre elles perpétuent les traditions et les coutumes locales : la colombophilie, le jeu des javelots, et surtout le folklore polonais, une grande partie de la population Noeuxoise ayant des origines polonaises.